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L’HISTOIRE D’HERBLAY

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Le nom d’Herblay vient de celui d’un arbre, l’érable. Il signifie « lieu planté d’érables » ou « les érables » selon les étymologistes A.Dauzat et Ch. Rostaing. Il est peu de villages de France dont le nom ait demandé un aussi long temps avant de se fixer. De Acebrelidium jusqu’à Herblay en passant par Herbleio, Arblay, Erblay, le nom d’aujourd’hui a été consacré définitivement à partir de la révolution.

 

DE LA PREHISTOIRE A L’EPOQUE CAROLINGIENNE

 

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L’histoire d’Herblay remonte à la préhistoire. Herblay conserve dans son sous-sol les vestiges des animaux qui passaient déjà dans nos contrées. On trouvait dans les plâtrières de la « Butte de la Tuile », vers la fin du dix-neuvième siècle, des ossements d’animaux ayant appartenu à des espèces aujourd’hui disparues.

 

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Avant même l’arrivée des Celtes en Gaule, vers l’an 1000 avant Jésus-Christ, des hommes s’étaient installés dans notre pays. Dans la plaine qui s’étend d’Herblay à Conflans, dominant la courbe de la Seine, il y a de cela 35 à 40 siècles, ils installent leurs habitations.

 

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L’activité humaine s’intensifia à l’époque gallo-romaine qui voit la mise en activité des plâtrières de la Butte. Ce petit mont, fut partagé ente Herblay et Montigny. Il recelait du gypse bon pour faire le plâtre, et se nommait à l’époque le « montcel » (monticule), nom qui deviendra la Butte de la Tuile, à cause des glaises qui servaient à faire les tuiles. L’extraction du plâtre de la butte devait se faire depuis lors sans interruption jusqu’au dix-neuvième siècle, où la colline fut complètement rasée par les exploitations à ciel ouvert. A l’époque gallo-romaine,  c’étaient des galeries souterraines très habillement creusées. Ces mystérieux couloirs d’extraction qui s’étendaient sous toute la commune avaient pu servir de cachette aux familles gauloises lorsque les soldats vinrent passer à Herblay. Actuellement, quand elles ne sont pas inaccessibles, ces galeries servent à la culture des champignons de couche, dits champignons de Paris. Le commerce et le transport des tuiles se faisaient par la Seine.

 

LES MEROVINGIENS ET LES CAROLINGIENS.

 

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Saint Martin, évangélisateur de la Gaule,  imposa le Christianisme dans les environs d’Herblay grâce à l’action énergique de Saint-Eugène. Les premiers chrétiens d’Herblay furent persécutés et se réfugièrent dans ces galeries de la Butte qui avaient déjà abrité les Gaulois six siècles plus tôt. Dès que la paix religieuse se fut installé à Herblay, la fusion entre les anciens habitants gallo-romains et les Francs se fit progressivement.

 

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Dès le cinquième siècle, un monastère aurait été fondé sur le plateau et dont une tour a subsisté jusqu’en 1965 dans le parc de l’actuelle mairie. La légende raconte que le chant des moines se propageait le long des galeries souterraines et qu’on pouvait l’entendre d’un puits situé non loin de là. Voilà pourquoi nous avons une rue nommée : rue du chantepuits.

 

LES SEIGNEURIES D’HERBLAY

 

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Herblay, situé à quelque six lieux de Paris, dépendait de ce fait directement du domaine royal. Sans doute dès le neuvième siècle apparaît une première seigneurie ecclésiastique, celle de l’abbaye de Saint-Denis. En effet, les moines avaient reçu des monarques de l’époque le droit de prélever le dixième des récoltes sur les terres d’Herblay. En échange de ces impôts, les moines subvenaient à une partie des dépenses de la paroisse, à l’entretien de l’église, au traitement du clergé. Ils fournissaient, entre autres choses, deux cents bottes de paille pour éclairer les habitants au retour de la messe de minuit. Les religieux de Saint-Denis détenaient « toute justice, haute, moyenne et basse ».

 

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En 1254, Saint Louis concède aux chanoines une partie des domaines qui lui restent à Herblay. Une seconde seigneurie ecclésiastique, celle de Notre Dame de Paris , s’adjoint à la première et se réserve le tiers de la dîme, laissant deux-tiers à Saint-Denis. Notre-Dame de Paris était donc à la fois seigneur en partie du lieu et évêché d’Herblay, tout comme aujourd’hui notre paroisse fait partie de l’évêché de Pontoise.

 

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Les traces des deux seigneuries ecclésiastiques subsistent encore : l’ancienne place de la « Grange Dîme » rebaptisée  « Place de la Libération » ainsi qu’une cave voûtée d’ogives située ans le quartier du Val.

 

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Il y eut plusieurs seigneuries laïques à Herblay. . Le premier seigneur laïque connu et le plus important fut Guy d’Erblay, chevalier de son état. La liste des seigneurs est fort longue, la seigneurie passe par mariage aux Chumont, Allegrin, Leprévost, de Boisseret, Gillebert d’Halleines….En face de la seigneurie principale existaient diverses terres secondaires comme la seigneurie de Beauvais. Les seigneuries se formèrent par achats, donations ou héritages, de terres sises à Herblay. De ces domaines seigneuriaux émana un château principal, construit dans le style du seizième siècle, qui était en fait une modeste maison de campagne sans prétention mais avec de belles proportions. Vue du parc, elle avait bonne allure. Malheureusement, le dernier seigneur, endetté, l’avait laissé en ruine dès le milieu du dix-huitième siècle. Vendue à la révolution, elle fut réparée et conservait encore son cachet à la fin du dix-neuvième siècle. Sur son emplacement le propriétaire construisit en 1900 l’actuel château, non moins beau, quoique plus pompeux.  

 

LA RENAISSANCE D’HERBLAY

 

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Avec le seizième siècle s’ouvre une époque de dynamisme. L’aisance de certains habitants et l’esprit de renouveau qui court dans l’air font assister à une croissance rapide du pays. Les maisons jusqu’alors blotties au Val se construisent désormais sur le plateau. Le coup d’envoi est donné au début du siècle par l’agrandissement du chœur de l’église. Le seigneur laïque obtint du roi Henri III l’autorisation de clore Herblay de murs. Il ne s’agissait pas de véritables fortifications ; pourtant des tourelles se dressaient ça et là.

 

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Enfin, aux dix-septième et  dix-huitième siècles, Herblay comptait plusieurs moulins à vent, placés sur de légères hauteurs. Les plus importants d’une part le « Moulin de Pierre » construit dans la plaine de Conflans, et d’autre part le « Moulin de Bois », construit près de l’intersection du boulevard des Ambassadeurs et de la rue de Paris. Existait aussi le « Moulin de la Croix Besson », qui tenait à la rue Sainte-honorine. Sur le petit bras de l’Ile d’Herblay, « un moulin » sur bateau, muni d’une grande roue à aube latérale, fonctionna du dix-huitième siècle jusqu’en 1842.

 

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Plusieurs belles maisons des dix-huitièmes et dix-neuvième siècles, aux portails en pierre de Gaillon (carrière de pierre à Conflans) attestent une certaine aisance tandis que les cultivateurs herblaysiens tournaient bien souvent avec anxiété leur visage vers le ciel, pour y lire les promesses ou les difficultés qui les guettaient. Herblay se peuplait régulièrement ; de 250 foyers en 1695 on passe à 383 en 1798.  

 

LA REVOLUTION FRANCAISE

 

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La révolution ne fut vécue à Herblay qu’à travers les conditions de travail, l’impôt et les événements locaux ; L’aspect politique n’était qu’une lointaine cause. A l’occasion de la rédaction du cahier de Doléances, les habitants vont demander que l’enseignement soit surveillé, non plus par l’évêque ou le curé comme alors, mais par les municipalités.  La nouvelle municipalité, dont le premier maire fut un nommé cochon, entretient de bons rapports avec la paroisse. Pierre-Honoré Simon, curé d’Herblay, et Burnouf, vicaire, avaient prêté serment à la Constitution Civile du Clergé. Cependant le curé Simon remit les clefs de l’église entre les mains des officiers municipaux le 13 frimaire an 2 (3 décembre 1793) et quitta le pays car on le suspectait de favoriser une contre-révolution.

 

LA FIN DU VILLAGE

 

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Herblay s’agrandit, de nouvelles routes pavées apparaissent au dix-neuvième siècle. En 1839, on construisit une mairie-école, sur le plan commun aux maries de la région dont l’architecte est Blondel. La ligne de chemin de fer du Nord, commencée en 1842, s’ouvrit en 1846 . Herblay eut sa station, l’actuelle gare de beauchamp. L’inauguration de la gare d’Herblay sur la ligne de Paris Saint- Lazare aura lieu en 1892.  

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Herblay change de visage. L’électricité fut posée dans la ville en 1924. Des immeubles se construisent. Le plus ancien  est celui des « cinq étages », rue de Conflans, en construction dès 1914. puis les immeubles de la rue Jean-Jacques Rousseau, élevés en 1956.Beaucoup d’autres constructions datent des environs de 1965.

 

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En cinquante ans les écoles se sont multipliées. Depuis Marie Curie, bâtie en 1910, il y eut l’école Pasteur (ouverte en septembre 1960), les écoles Jean Jaurès (1965), Jean Moulin et Saint-Exupéry (1968-69), les buttes-Blanches (1973). La mairie actuelle fut aménagée pendant la dernière guerre. Le commissariat de police fut installé presque tout de suite avant 1939. La poste, longtemps rue de Paris, fut construite près de la mairie et ouverte au public en 1965. Les passages à niveau furent automatisés en 1972

 

Extraits de l’ouvrage de Gilbert Forget « Herblay » (1974) édité à compte d’auteur, Bibliothèque municipale.  

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